June 10, 2019

Couper. Fertiliser. Rentabiliser.

Les hivers difficiles et les sécheresses des trois dernières années ont mis à mal la production de foin. Résultat ? Les inventaires sont si bas sur les fermes du Québec que certains parlent de pénurie. Pour optimiser les rendements et regarnir les stocks, il est essentiel de bien fertiliser ses prairies.

« C’est ultra rentable de fertiliser ses prairies en ce moment, étant donné que le prix du foin est à un sommet et celui des fertilisants est relativement bas », lance d’emblée le conseiller agronomique chez Sollio Agriculture, François Labrie. Les gains supplémentaires, dit-il, peuvent atteindre jusqu’à 324 $/ha. C’est d’ailleurs pour aider les producteurs à maximiser leur production fourragère que Sollio Agriculture lance le concept de fertilisation N-Prairies. « Il s’agit de trois formulations de fertilisants pour les graminées et les légumineuses », explique l’agronome.

La solution N-Prairies compte deux engrais pour légumineuses, l’un à appliquer au printemps et l’autre à l’été, ainsi qu’un engrais pour graminées à appliquer après la coupe. « Faute de temps, plusieurs producteurs oublient de fertiliser les prairies après la première coupe, mentionne François Labrie. Le N-Prairies est là pour leur rappeler qu’une bonne fertilisation permet d’augmenter les rendements et la qualité du fourrage. » L’expert indique aussi que fertiliser après la fauche assure un meilleur regain des plants et favorise leur survie à l’hiver.

Une formule éprouvée

Des essais menés aux champs entre 2011 et 2013 ont démontré que les prairies fertilisées à l’azote produisent des plants significativement plus hauts et amènent de meilleurs rendements. « Lors des tests, l’application d’un engrais comme le N-Prairies a permis d’obtenir un taux de protéine nettement plus élevé à la première coupe (12,9 %) », illustre François Labrie. L’apport d’azote après la fauche a également eu un effet positif. « Le rendement a doublé par rapport aux parcelles qui n’avaient pas reçu d’engrais après la première coupe. » Cette étude réalisée à La Pocatière a également permis de démontrer que les revenus supplémentaires générés à la suite d’une bonne fertilisation azotée permettent de rentabiliser l’investissement.

Selon le conseiller agronomique, le traitement le plus payant est celui où l’on applique de l’urée au printemps et après la première coupe. C’est là où le concept N-Prairies prend tout son sens : c’est bon pour le portefeuille, pour les rendements et pour la qualité des fourrages. Même lorsque Dame Nature fait des siennes.

Pas de risque pour le bilan phosphore

Les formulations d’été des fertilisants N-Prairies pour légumineuses et graminées ne contiennent pas de phosphore. « Les producteurs n’ont pas à s’inquiéter, indique l’agronome François Labrie. Ils ne mettront pas leur ferme à risque par rapport à leur bilan phosphore. » L’application des engrais doit évidemment se faire en respectant les limites permises par le Plan agroenvironnemental de fertilisation.

 

À propos de notre expert

Membre de l'Ordre des agronomes, François Labrie est conseiller agronomique chez Sollio Agriculture.

 

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